La ville de Bergisch Gladbach, 110 000 habitants, en Rhénanie Westphalie (Allemagne) est jumelée avec Joinville-le-Pont depuis 1960. Elle vient d’élire le 30 août 2009 un nouveau maire, Lutz Urbach (droite, CDU), qui a battu le sortant Klaus Orth (socialiste, SPD), en obtenant 50,5% contre 38% au candidat de la gauche.
Klaus Orth, économiste de 56 ans, avait créé la surprise en l’emportant il y a cinq ans dans une ville longtemps contrôlée par les démocrates-chrétiens de la CDU. Il obtient un score personnel important, puisque au scrutin parallèle pour le conseil municipal, son parti le SPD n’obtient que 24,9%. Mais Lutz Urbach avait le soutien des libéraux du FDP, ce qui a probablement assuré son succès.
Lutz Urbach, âgé de 43 ans, est un fonctionnaire territorial, spécialiste des questions de gestion des ressources humaines. Il a été directeur général des services de la ville voisine de Hennef (46 000 habitants). Il ne disposera pas de la majorité absolue au sein du conseil municipal, puisque ses alliés n’auront que 31 des 62 sièges ; les décisions importantes pourront donc dépendre de sa voix prépondérante au sein de l’assemblée locale.
Le conseil municipal élu en août 2009 pour 5 ans comprend 62 sièges (au lieu de 66) qui se répartissent entre les chrétiens démocrates (droite, CDU), 25 sièges (+1) ; les sociaux-démocrates (socialistes, SPD), 16 sièges (-2) ; les écologistes (Verts), 8 sièges (-1) ; les libéraux (centre droit, FDP), 6 sièges (-1) et deux listes locales qui ont obtenu 5 sièges au total (-3). La Gauche (die Linke), le parti qui rassemble les communistes et la gauche radicale, obtient 2 sièges pour sa première participation.
Lors de la soirée électorale, le député de la circonscription de Bergisch Gladbach, Wolfgang Bosbach (CDU) a fait l’éloge du maire sortant. Il a souligné que « Klaus Orth a fait avancer la ville » et que l’élection n’était pas un vote contre Orth mais une victoire de l’alliance des formations de droite.
Klaus Orth, qui n’a pas fait connaître ses intentions quant à son avenir politique, a mis en cause la multiplication des candidatures de petites formations de gauche, par contraste avec le rassemblement de la droite. Il a considéré que son mandat de cinq ans à la tête de la ville était un « métier de rêve ». Il pourrait être candidat pour les élections fédérales de l’automne prochain.
Selon le Kölner Stadt-Anzeiger, quotidien de la région de Cologne, le SPD, qui obtient un score particulièrement mauvais, partage avec les formations autres que la CDU et La Gauche une « gueule de bois. »
Les allemands vivent une année politique particulièrement intense avec le scrutin européen, les élections locales, des votes pour les parlements des États fédérés (länder) et le renouvellement de l’assemblée fédérale en octobre (Bundestag).
| Élection du maire, 2009 | Parti | Voix | % |
| Inscrits |
| 88 273 |
|
| Votants |
| 50 273 | 59,6% |
| Suffrages exprimés |
| 49 754 |
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| Lutz Urbach | CDU-FDP | 25 131 | 50,5% |
| Klaus Orth | SPD | 18 894 | 38,0% |
| Renate Beisenherz-Galas | Verts | 3 126 | 6,3% |
| Tomás Santillán | La Gauche | 1 464 | 2,9% |
| Alexander Voßler | Kiditiative | 1 139 | 2,3% |
Lutz Urbach