Les Naast se présentaient au festival de Bourges, le 19 avril. Ils y ont fait l’actualité. L’envoyé spécial du quotidien Le Monde, Stéphane Davet (
« Chefs de file, avec des formations comme Second Sex, BB Brunes ou les demoiselles des Plasticines (…), d'une vague rock lycéenne qui agite la scène parisienne depuis un peu plus d'un an, les Naast agacent les uns de manière aussi disproportionnée qu'ils enthousiasment les autres.
« Enfants de la bourgeoisie parisienne, aux belles petites gueules et aux fringues stylées (Mick Jagger l'était aussi), ces gamins, à la suite des Américains des Strokes et des Anglais des Libertines, ont redécouvert les vertus des guitares du garage rock. En Angleterre, l'arrogance de leurs poses irait de soi. En France, encore très marquée par les idéaux du rock alternatif ou d'un groupe comme Noir Désir, cette façon de vivre le fantasme rock'n'roll en irrite plus d'un. Sur le Net, on trouve ainsi autant de sites pro qu'anti-Naast.
« A Bourges, comme dans les autres
Mais l’aspect musical de la vie du groupe n’est pas le seul, on le sait, dans la vie du groupe. C’est pourquoi, toujours selon Stéphane Davet, « à Bourges, le 19 avril, comme ailleurs depuis deux semaines, certains fans des Naast se présentent au concert de ce quatuor de Joinville-le-Pont, en agitant une fourchette en plastique. Une plaisanterie d'un goût douteux, puisqu'elle évoque l'incident qui vient de valoir à Gustave Rambali, chanteur-guitariste du groupe, une mise en examen pour violences volontaires avec arme. »
