En octobre 2004, la région Île de France avait décidé de s’opposer à toute mise en place sur son territoire en milieu non confiné, d’organismes génétiquement modifiés que ces cultures soient destinées à la production ou à l’expérimentation.
Elle incitera, dans les établissements dont elle a la responsabilité (comme les cantines scolaires), à la consommation d’aliments non transgéniques. La région a édité un guide au service des restaurations collectives sur la qualité des produits et leur traçabilité.
Avec un territoire majoritairement rural, l’Île de France est attentive aux enjeux agricoles. Des actions spécifiques ont été engagées pour favoriser le maintien d’une agriculture périurbaine et soutenir l’agriculture biologique. Les semences OGM, brevetées, fabriquées et commercialisées par des entreprises multinationales, sont au cœur de la logique d’uniformisation de la production agricole. Leur utilisation s’oppose à la défense de la biodiversité ou à la promotion des produits du terroir francilien.
Le 4 février 2005, à Florence, la Région Île de France signait la Charte des Régions européennes sans OGM. La Charte a été signée par 20 Régions d'Europe, dont 5 Régions françaises : Aquitaine, Bretagne, Limousin et Poitou-Charentes.
Le Réseau des Régions européennes sans OGM se donne pour objectif de soutenir « les productions de qualité certifiées et la biodiversité, dont la valeur serait irrémédiablement compromise par la pollution génétique ».
