Ex-majorité ? En effet, le maire a été élu avec une minorité de voix en 2001 (45%), mais il disposait jusqui'ci d'une majorité d'élu au sein du conseil municipal. Le vote, crucial de la soirée, autour de la désignation de l'aménageur de la Zac des Hauts de Joinville (centre ville) a montré qu'il ne contrôlait plus ses troupes.
La décision a été en effet adoptée par 16 voix sur 33 élus, bien qu'ait été comptabilisé les suffrages de conseillers absents, qu'on ne voit plus depuis des années pour certains, et qui ne résident plus tous à Joinville.
Un tiers des élus de la liste de Pierre Aubry (8 sur 24) ont refusé de le suivre sur ce dossier - qui est pourtant le projet du maire depuis 2001. Les élus du MoDem centriste faisaient partie du lot, mais aussi plusieurs responsables de l'Ump, dont Sylvie Mercier, deuxième adjointe et candidate déclarée à la succession.
Signe du trouble de la municipalité, le vote a été entaché d'incident. La proclamation des résultats a donné lieu à des choses étonnantes. D'abord, nous n'avons pas obtenu la proclamation des votes exprimés. Puis, quand sur mon insistance, elle est venue, la curiosité a été qu'on a annoncé 34 suffrages... pour 33 membres du conseil.
Un second vote par appel nominal a dû être fait, qui a donné 6 contre (la gauche et les écologistes), 11 abstentions (MoDem, une partie de l'Ump et des divers droite) et 16 pour.
Le conseil a également, non sans réticence manifeste chez quelques élus, adopté le plan local d'urbanisme et engagé une vaste opération sur l'île Fanac.
La municipalisation de l'école de musique a été acquise sans que les conditions financières de cette reprise soient éclaircies.
(*): dans un premier temps, j'avais écrit "rumeurs", mais le maire a bien prononcé "ragots".